

Il me reste peu de souvenir de mon passé, cela faisait longtemps que j'avais fait le deuil des personnes que je connaissais. Au point d'oublier pour continuer d'avancer sans que le passé resurgisse. Rey semblait manquer d'affection, une affection que je n'ai jamais donné à personne.
Que faire, quand une personne a besoin de réconfort et d'une preuve qu'elle est appréciée.
Apprécié, le mot est bien choisi, car sa présence est appréciable, tout comme la gentillesse qu'elle a envers moi maintenant. J'ai changé sa vision envers moi, même si elle me trouve encore froid, je peux paraître renfermé de part le fait que je n'ai jamais eu de contact avec une femme autre que de l'amitié. Mais je ne suis pas un monstre sans cœur, j'ai toujours mes sentiments qui me permettent de comprendre une personne et de compatir.
Je me retournai vers elle.
Moi je t'accepte comme tu es, ton gène je suis capable de le faire disparaitre pour ne laisser que le gène humain, mais je suis capable de voir ta vraie nature, tu agis comme une humaine, le gène d'Ange en toi est comme inexistant, comme si tu arrivais à la canaliser. Comment tu fais je ne le sais pas. Mais sache que même après autant d'années dans une boîte de béton, je t'accepte comme si tu étais ma propre fille, comme si je te connaissais depuis toujours alors que ça ne fait que 3 jours que nous nous connaissons.
Je m’arrêtai de parler pour regarder l'heure, l'aiguille des minutes c'était encore coincé. Cela n'affectait pas cette vieille pendule à balancier qui tonnait sur mon bureau improvisé avec ces 30 centimètres. Du sol, où était placé Rey, elle ne devait pouvoir voir que la moitié haute du cadrant. Il était une bonne heure pour lui montrer l'extérieur. Elle avait repris quelques forces après ce petit déjeuner et n'avait pas grimacé d'une quelconque douleur.
Je me retournai vers elle pour pouvoir l'entendre dire sa réponse ou juste voir un acquiescement. Je lui souriais même si le fait d'avoir un contact de ce type m'était peu familier.



