03 Sep 2016, 23:44
Un long chemin vers un avenir confus |
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| Nous discutons, rions et plaisantons un long moment, Olaf et moi. Tout en marchant, nous nous confions l'un à l'autre, lui trouvant surprenant que je me soucis des paroles de ce vieux sage, moi, me surprenant également à être plus attentive aux autres. Lorsque la colère ne me consume pas, je me sens beaucoup plus à l'écoute du monde entier, plus en communion avec mon frère. Je le pousse sur le côté pour le titiller tout autant qu'il s'amuse avec moi et je lui souris. Nous verrons, j'aime l'idée de ne pas savoir ce qui va arriver. Nous débouchons sur une petite clairière, j'ai bien évidemment remarqué les traces de pas depuis un moment. Je reste vigilante, m'approchant d'Olaf afin que nous ne soyons pas pris par surprise. Ils sont certainement passés par là, les traces continuent, nous devrions les contourner au lieu de les suivre. Je descends quelque peu sur la longueur de la pente, entrainant Olaf avec moi. Je marche la première, je suis douée pour me méfier, pour enquêter, pour anticiper. Par manque de chance, je n'anticipe le bruit qui se cache derrière les feuillages que trop tard. Mon pied est déjà attaché que je crains le pire pour la situation à venir. J'ai tout juste le temps de me tourner face à Olaf. Recule ! je m'écrie. Je le pousse en arrière et il tombe à la renverse. Je suis violemment tirée en arrière, puis en hauteur. Je viens tout juste de me faire bêtement avoir, comme un vulgaire animal. Je suis suspendue dans les airs, la tête dans le vide, les cheveux virevoltant dans tous les sens et mes deux pieds noués l'un avec l'autre. Je me débats et m'agite dans tous les sens, mais je suis faites comme un rat. Au loin, j'entends des cris, des pas. Je tourne la tête vers Olaf. Va-t'en ! je lui hurle. Ils arrivent ! Olaf n'a pas le temps de réagir que trois hommes lui sautant dessus, comme s'ils avaient devinés qui il était et quelle force le possédait. Je reste suspendue alors que trois autres anges viennent près de moi, le sourire aux lèvres, le regard victorieux. Tiens donc, quelle chance ! s'amuse l'un d'eux. Nous avons là les deux Stone. Comment sais-tu que ceux sont eux ? s'étonne un autre. Ceux sont les seuls roux du village, pas de soucis à se faire. Je dégaine ma lame qui se trouve à ma taille et je lance des coups dans le vide. Olaf est mal traité, mais les anges me font tourner sur moi-même et je perds de mon vue mon frère. Lâchez-moi ! je gronde. Elle s'appelle Phoenix, ajoute un ange. Phoenix, sérieusement ? Quel prénom stupide ! Je crache violemment sur l'ange qui ose insulter mon nom et la gifle part aussitôt sur mon visage. Je me débats toutefois, alors que leur attention se reporte sur Olaf. Nous n'avons pas besoin des deux, dit leur chef. Ils pourraient nous prendre à revers. Qui prenons-nous ? Embarquez l'homme, je suis certain qu'Hans Pain sera ravi d'afficher sa tête dans son meuble de décoration. Olaf ! je hurle. Tous se tournent vers moi alors que je me secoue de part et d'autres. Ce piège est rudement bien attaché et mon frère se fait violemment martyrisé sous mes yeux. Je crois devenir hystérique. Et pour elle ? Brûlez-la, rit le chef du groupe. Voyons si elle renait de ses cendres, comme un vrai Phoenix. L'angoisse me gagne, nous sommes en mauvaise posture. Les anges s'activent tout autour de moi et jettent du bois à terre. Je ne suis apte à me défendre dans cette position et les anges semblent avoir le dessus sur Olaf. Je réussis à frapper l'un des anges, mais je suis propulsée de droite à gauche. Les anges s'activent pour mettre le feu au bois qu'ils ont amassé juste en-dessous de ma tête. Il nous faut trouver une solution avant qu'Olaf ne soit conduit en enfer et moi, brûlée vive. |


