31 Mar 2016, 12:17


Une rencontre inattendue.
Avec Thaor Thorvald
L'homme bizarre ne me laisse pas le temps de me reposer de ma chute qu'il entame déjà de torturer ma jambe, soit, c'est pour la bonne cause. La douleur est vive, mais j'en ai connu pas mal dans ce genre là, surtout lorsque l'on grandi seule toute sa vie.
Je pousse un long soupir de soulagement une fois la douleur passée et je reste un petit moment sur mon fauteuil, au fond de la salle, blottis sous une couverture et au chaud. Je regarde tout autour de moi et je guette telle une lionne en cage comme si j'avais peur que l'on me retire le seul instant de paix trouvé. J'ai horreur d'être enfermée, horreur de ne pouvoir bouger, mais je ne suis pas folle au point de mettre ma vie en danger et de partir en courant.
Je regarde les gouttes de sang au sol et je suis le circuit qu'elles ont réalisées en tombant des morceaux de verres. Thaor a gardé ses morceaux, ce qui est complètement utile si on souhaite se blesser ou pire, faire des recherches sur qui je suis. Si ce type est si intéressé par son travail, lorsqu'il comprendra qui je suis il ne me laissera probablement pas sortir. Je suis coincée, quoi qu'il arrive.
Je toise Thaor durant de longues secondes.
Je ne dormirai pas, dis-je fermement.
Je ne bronche pas de ma chaise et je le fixe jusqu'à capter son regard.
C'est peut-être moi qui fais une chute et qui tombe comme un oiseau, mais rassurez-vous je ne cherchais pas votre laboratoire. Tout ce que je voulais, c'était m'abriter de la tempête et protéger mon butin qui me permet de survivre dans ce monde, qu'accessoirement, vous semblez avoir boycotté.
Je reprends ma respiration et je ne me départis ni de mon calme ni de mon ton ferme.
Je vous remercie pour m'avoir aidé, Thaor. Seulement, ce n'est pas pour autant que j'ai confiance en vous. Vous prétendez avoir 5 siècles, 5 siècles sans une ride, vraiment ? Deux options s'offrent à moi dans ces cas-là, soit je vous crois et vous êtes un scientifique sociopathe ayant fait des recherches monstrueuses et qui voudra rapidement ma peau, soit je ne vous crois pas et vous êtes complètement taré. Dans tous les cas vous n'êtes pas net.
Je fais l'effort de me lever de ma chaise parce que je commence à m'agiter dans tous les sens. Je ne prends pas appuie sur ma jambe et je sautille sur la jambe gauche pour pouvoir observer le laboratoire de fond en comble sans toucher à quoi que ce soit. Je me tourne face à Thaor, attendant des réponses.
Qui êtes-vous ? Et ne me dites pas votre prénom ou votre âge. Qu'est-ce que vous êtes ? Qu'est-ce que vous faîtes ?
Mon arme est toujours dans ma poche arrière, mais je n'ai pas l'intention de la sortir. Je suis plus douée au combat corps à corps que n'importe qui et il me faudrait une petite seconde pour maitriser cet homme rouillé par le temps s'il venait à m'attaquer de front.

Rey

Prayer

