

Nous continuons à marcher, elle me trouvait étrange, sur le moment cela devait être le fait de vivre dans un laboratoire, mais après de nombreuses années dans un bunker ayant une apparence de laboratoire, il n'y avait rien de mieux qu'un laboratoire pour continuer ma vie et surtout faire mes nouvelles recherches.
Surpris pas ce qu'elle me dit, je réfléchis durant un court instant.
Le monde avait-il changé au point que l'être humain a régressé, l'ancien monde aurait évolué vers une régression de l'espèce alors que les Anges ont dans le contraire évolué.
Elle se tourna tout à coup vers moi, s'approcha et me regarda fixement, je fis de même tout en continuant de l'observer et de déceler ce qu'elle tentait de me dire mais sans me le dire. Elle tremblait, ce n'était plus de la peur, mais simplement le froid, puis elle me le confirma la seconde suivante d'une petite voix, comme de la timidité, mais plus par le fait que sa jambe devait la faire souffrir et qu'avec le trou dans le dôme, la température du laboratoire a rapidement chuté.
Je décidai de lui mettre ma veste sur ses épaules, et de l'aider à marcher jusqu'à la salle qui n'était plus qu'à quelques mètres.
Arrivé dans la salle où sont entreposés les fauteuils et sièges, je la fis assoir sur le plus proche et je commençais à pousser le fauteuil à une allure plus rapide pour pouvoir soigner sa blessure assez vite. Je la regardais longuement durant ce dernier trajet avant d'arriver à la salle, car il était tout de même extraordinaire de ne pas être tombé dans les pommes après tout ce temps depuis sa chute, alors que sa blessure avait l'air assez grave.
Sur le chemin je l'interrogeai pour en savoir plus :
Ho mais suis-je impoli après autant d'années, je vais peut-être me présenter à vous. Je me nomme Thaor, je ne puis vous en dire plus malheureusement. Ça fait 515 ans que je n'ai pas croisé quelqu'un de différent que mes collègues qui se sont éparpillés dans ce qui reste du monde.
Sur le moment, je vis qu'elle ne se sentait mal après l'élocution de ma dernière phrase. J'avais réussi à la rassurer et à la faire parler mais à cet instant, l'inverse s'était produit. Comme si le fait de lui dire que je vivais avant la guerre lui faisait peur. Elle ne semble pas être une Ange, mais il subsiste en elle des ressemblances, mais elle m'a souri ce qui montre l’existence d'émotions ce que n'ont pas les anges.
Je tentais de la rassurer en souriant à mon tour et en lui disant :
Je continuais de pousser le fauteuil jusqu'à la salle tout en espérant qu'elle accepterait mon aide, si elle venait à s'enfuir par peur, elle ne tiendrait pas longtemps en extérieur.



