

Cela faisait 15 jours que j'étais dans ce vieux laboratoire, j'y faisais des expériences et avec le froid glacial à l'extérieur, il était préférable de rester au chaud. Ma seule source de chaleur était un ventilateur ou j'ai accroché une résistance dessus, le tout relié à une batterie où il faut chaque fois qu'elle est vide tourner un levier pour créer un effet dynamo.
Mais ce jour-là était différent des autres, comme à mon habitude, j'avais fait le tour du laboratoire pour rassembler le maximum de matériel dans ce qui semblait être une salle de classe. Je terminais une expérience sur de l'eau prélevée un jour plus tôt pour voir son niveau de radiation et savoir si l'eau reste contaminée depuis la guerre. Lorsque à un moment j'entendis un bruit de verre brisé. Il ne pouvait y avoir qu'un seul endroit comme ça qui pouvait faire ce bruit, le grand dôme de verre au centre du vieux laboratoire.
Je me mis en route pour le centre du laboratoire pour rejoindre la section du dôme contenant à l'époque une zone verte, semblable au jardin du bunker où j'ai vécu. Sauf que ce jardin-là abritait des oiseaux assez rares.
Mes pas résonnaient dans les couloirs à mesure que j’avançais. Au loin j'entendis une voix qui disait :
Une voix féminine, assez jeune au vu de sa tonalité. Sur le moment je me suis dit.
Une personne serait passée au travers du dôme déjà fragilisé par les années et le poids de la neige ?
À mesure que je me rapprochais j'entendis de nouveau cette voix féminine au loin dans le couloir :
Plus que quelques pas et j’atteignis le bout du couloir où se tenait debout une jeune femme pointant un pistolet dans ma direction. En quelques secondes je vis plusieurs choses, elle était blessée à la jambe, surement dû à une chute, et à la vue des morceaux de verre encore accroché dans les vêtements, j'ai trouvé la personne qui est passé au travers du dôme. J'ouvris le dialogue pour tenter de la rassurer :
N'ayant aucune réaction pacifiste de sa part, je me mis à lui proposer mon aide.
Au vu de l'état de sa jambe, je ne savais pas si elle arriverait à me suivre d'elle-même jusqu'au laboratoire, et je ne savais pas si elle accepterait vue qu'elle semble terrorisée et qu'elle pointait toujours son arme sur moi.



