

Nous étions chacun en-face de l'autre, nous mangions cette délicieuse soupe et nous regardions à chaque fois. Rey avait retrouvé la parole et était impatiente de s'en aller, de voyager. Moi aussi mais il était trop tôt pour partir. Ses blessures n'étaient pas toutes soignées, elle avait perdu du sang et était très pâle. Il lui fallait repos, chaleur et amour. Elle n'avait jamais connu un réel amour, un grand attachement pour une personne et maintenant elle savait ce que c'était. La chaleur elle en a fait le choix, elle contait dormir collée à moi chacun à moitié dénudé pour que nous nous partagions notre chaleur corporelle. Et le repos, c'était à elle de décider du moment où il lui faudrait dormir.
Rey voulait parler de moi, en savoir plus, je ne devrais pas trop lui raconter certaines choses mais elle me faisait confiance et je devais lui montrer que je lui faisais confiance, elle a su protéger mon identité, elle saura protéger ma vie.
Et si je veux te faire cadeau de ces deux produits, c'est parce que je veux que nous vivions ensemble si tu l'acceptes. Tu m'as montré l'amour et je te l'ai montré en retour, tu portes une grande confiance en moi car tu sais que je ne te veux que du bien et moi j'ai confiance en toi car tu as su protéger mon identité et faillis te faire tuer. Avec un gène purifié tes plaies se pansent plus vite. Mais je ne pourrais pas te retirer le gène de ta mère, ce que j'ai pu en voir, il t'offre une résistance à la mort et une plus grande force.
Je regardais Rey dans la profondeur de son regard, essayant de percer ses pensées les plus enfouies pour deviner ce qui l'empêchait d'avouer ses sentiments, ce n'était pas son gène, mais un simple blocage. Elle bloquait certains sentiments et cela devait lui faire une souffrance intérieure de ne pas arriver à les exprimer. Mais en forçant un peu elle arriverait à les exprimer, c'est à elle de trouver la volonté de les dire.
Rey semblait comprendre mon geste, je ne suis pas violent. J'utilise des armes ayant pour but d'effrayer un agresseur, pas de le tuer, si la peur est bien grande, il ne revient jamais. Après avoir bien mangé, nous nous changions et allions nous coucher, Rey m'avait suivi dans la salle d'eau, ce n'était pas grand-chose d'ôter seulement la première couche de vêtement que nous avions et sa présence ne me gênait pas, elle voulait surement me tester pour savoir si je la voyais toujours comme une enfant battue, mais je la voyais comme la personne qui vivait maintenant avec moi. Comme Rey me l'avait dit, elle se collait contre moi, elle était collée contre mon dos, ses bras autour de mon corps, nous entre lassions nos jambes, je caressais longuement les bras de Rey, lui rappelant que j'avais des sentiments pour elle et qu'elle peut exprimer les siens quand elle veut. C'est un peu la forcer à surmonter son blocage mais en y allant doucement et progressivement. Mais j'attendais qu'elle exprime enfin ses sentiments et qu'elle finisse par surmonter ses plus grandes peurs.



